ELIA GREEN BUILDING « NEW SCHAERBEEK », Brussels – Belgium

16 novembre 2015 17 h 07 min
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Elia organised a closed competition for their site resulting in the selection of the Architectes Associés Firm at the beginning of 2010. The difficulties facing the project were essentially due to the urban location as the site is surrounded by an incinerator, the Van Praet bridge, which is a permanent traffic jam, an extremely noisy canal and a rear view over the Senne and a series of buildings belonging to Bruxelles Propreté.

Project name : Elia Green Building « New Schaerbeek »
Address : 3 quai Léon Monnoyer. 1000 Bruxelles
Assignation/Destination : Offices

Name of client : Elia Asset
Name of architect : architectesassoc. (Sabine Leribaux – Marc Lacour – Mattias D’Hooghe)
in association with : –

Name of engineers :
– Stability Consultancy firm : Arcadis
– Special techniques Consultancy firm : Arcadis
– EPC Consultancy firm : Arcadis
– Acoustics Consultancy firm : Venac
– Healt & Safety Coordinator : Abcis
– Control Agency : –

Name of contractors :
– Main contractor : CFE Brabant

Project status : completed (2013)

Size of project :
Budget : 19 000 000 euros

Technical sheet of this architecture video clip
Journalist : Emma C. Dessouroux
Cameraman : Emanuel Pinto / Epiprod
Editing : Emma C. Dessouroux / Emanuel Pinto
Direction : Emma C. Dessouroux
Production : Les Délires Productions

Translation : MDR Translations

Original transcription

Elia a organisé un concours restreint pour leur site. Ils nous ont demandé de participer en se basant sur notre référence Aeropolis.
Et nous avons été sélectionnés début 2010 et puis ils ont demandé si nous pouvions faire le projet directement en passif. On a dû réfléchir quelques jours avec les ingénieurs du bureau Arcadis et nous avons finalement confirmé qu’on pouvait faire dans le même budget un bureau passif.
Pour moi, les difficultés du projet étaient surtout urbaines. Le terrain avant que le bâtiment n’arrive était entre un incinérateur, un pont Van Praet tout le temps bouché, un canal avec beaucoup de bruit. Ok, il est magnifique mais avec une vue arrière sur la Senne et une série de bâtiments de Bruxelles Propreté. Donc ce qui était important pour nous, c’était de créer une séquence urbaine sur ce quai Monnoyer, valorisant l’ensemble du site. Dessiner un bâtiment, ce n’est pas que dessiner un bâtiment, c’est essayer d’avoir un impact positif avec notre bâtiment sur l’environnement bâti pris au sens large. C’est pas juste un point. C’est un point dans un contexte.
D’autres problèmes étaient liés au fait que le terrain était très pollué. Nous n’avons donc pas pu faire de sous-sol. On a dû réorganiser le site à partir de sa surface et bloquer la pollution.
Quand on a creusé les sous-sols, la terre était bleue, fluorescente. C’était vraiment frappant. Donc ce problème de pollution était lourd.
Nous avons géré la pollution du sol comme cela nous a été suggéré ou imposé par l’IBGE. A savoir, bloquer la pollution. Pas dépolluer le sol parce que c’était trop mais bloquer la pollution par une chape de béton d’1 mètre qui a été mise sur tout le site à peu près.
Il y a aussi sur l’ensemble du site un centre de stockage de bobines de cuivre avec tout le problème de sécurité qui se pose. Il y a évidemment aussi un parking de 200 voitures avec une couverture en photovoltaïque.
Et cette couverture couvre en fait tous les besoins d’énergie en électricité de ce bâtiment. Puis, il y a encore une toute petite consommation en gaz mais comme c’est un bâtiment passif, on ne chauffe quasi pas ce bâtiment. Comme ce sont des bureaux, il y a déjà pas mal de chaleur rapportée. Donc, en fait, le bâtiment est zéro énergie en électricité et quasi zéro énergie en termes de consommation de gaz.

La structure du bâtiment est réduite au strict nécessaire pour pouvoir porter de façade à façade en béton pour profiter de l’inertie thermique. On a deux poutres qui longent le bâtiment qui sont supportées par des colonnes sur une grille de 5 mètres 40 avec des hourdis qui traversent la distance entre les deux poutres. Donc, on a une traversée de 13 mètres qui est un peu la traversée maximale des hourdis.
On voudrait que nos bâtiments soient transformables. Donc, ces poutres de façades nous permettent de facilement enlever certains éléments pour en remettre d’autres : des terrasses ou des bow-windows si un jour, ici, c’est du logement. C’est un principe que l’on travaille déjà depuis quelques bâtiments.
Puis après nous avons ajouté des façades qui sont préfabriquées en atelier. Ce sont des façades relativement légères qui font 5 mètres 40 de large de nouveau. Elles portent entre les colonnes, font 1 étage de hauteur soit 3 mètres 60 de haut. On a un paquet d’isolant passif. Ça veut dire que nous avons 27 centimètres d’isolant laine de roche. Ensuite, côté extérieur, nous avons ajouté un panneau d’aluminium anodisé.
Un aluminium anodisé, cela signifie qu’il s’agit d’un matériau qui est métallique, qui est donc durable dans le temps mais qui coûte quand même moins en énergie qu’un acier thermolaqué… qui serait moins facile à recycler.
La grande façade sud, il y a la problématique de l’arrivée du soleil rasant. On a imaginé des ailettes verticales qui empêchent ce soleil rasant de rentrer en début de journée et en fin de journée réduisant le temps que les occupants passent derrière des stores fermés parce que c’est quand même quelque chose que l’on a souvent entendu sur Aeropolis : être derrière des stores fermés toute la journée quand il fait soleil, ce n’est pas très marrant.
Et en même temps, aussi, ajouter une certaine identité au bâtiment. Mais donc, ce n’est pas d’abord l’identité, c’est venu plutôt suivant la logique d’offrir un meilleur bien-être à l’occupant. Il faut savoir que ce bâtiment-ci est à peu près 40% vitré et 60% de surface pleine. On arrive très vite à un bunker. Donc, traiter le rythme et les variations sur la façade, la luminosité des ombres portées sur la façade est quelque chose d’essentiel.

English subtitles

Helia organised a closed competition for their site. They asked us to participate on the basis of Aeropolis, our reference project.
We were selected at the beginning of 2010 and they then asked if we could immediately carry out the project as a passive design. We had to spend several days in consultation with the engineers from Arcadis before agreeing that it was possible to design a passive office for the same budget.
For me, the main difficulties with the project were urban ones. Prior to the construction of the building, the site found itself between an incinerator, the Van Praet Bridge, which is permanently blocked, and an extremely noisy canal. It may well be magnificent, but it nevertheless has a rear view over the Senne and over a series of buildings belonging to Bruxelles Propreté. For us it was therefore important to create an urban sequence along the Monnoyer quayside that would add value to the site as a whole. Designing a building is not just designing a building, it means aiming to have a positive impact on the built-up environment in the largest sense of the term with the building you create. It is not just a point; it is a point within a context.
Other problems were related to the fact that the land was very heavily polluted. We could therefore not make any basements. We had to reorganise the site from the surface up, and block the pollution.
When we dug out the basements the soil was blue, fluorescent. It was really impressive. The pollution problem was very serious.
We managed the soil pollution as required by the IBGE, in other words we had to block the pollution. Not decontaminate the soil as it was too serious, but rather block the pollution via a 1 metre thick concrete layer that covered more or less the entire site.
There is also a storage centre for copper spools across the whole site with all of the inherent safety issues. And obviously also a 200 car parking area with a photovoltaic roof.
It is this roof that actually meets all of the electrical energy needs of the building. There is an additional minimal consumption of gas, but, given that it is a passive building, it requires almost no heating. As these are offices a reasonable amount of heat is already being generated. This means, in fact, that the building is zero energy in terms of electricity and almost zero energy in terms of gas consumption.

The structure of the building is reduced to the strict minimum necessary to allow for concrete from one facade to another, in order to benefit from the thermal inertia.
There are two beams along the length of the building, which are supported by pillars on a 5.40 metre grid with slabs covering the distance between two pillars. There is therefore a 13 metre span, which is about the maximum span for slabs.
We wanted to create buildings that could be converted. These beams on the facades therefore allow us to remove certain elements easily and to replace them with others: such as balconies or bow-windows if the building were to be converted at some point into housing. We have already worked on this principle in several previous buildings.
We then added facades that had been prefabricated in the workshop. These facades are relatively light, and are once again 5.40 metres wide. They go between the pillars and are the height of one storey, in other words 3.60 metres tall. There is a layer of passive insulation. This means that we have 27 centimetres of rock wool insulation. We then added a panel of anodised aluminium to the exterior.
Anodised aluminium is a metallic material, which will therefore last a long time, but nevertheless cost less in energy terms than a steel panel that would be thermo-lacquered…. and would be more difficult to recycle.
For the main south-facing facade we had the issue of the arrival of the low sun’s rays. We came up with the solution of vertical fins that block the low sun’s rays at the beginning and at the end of the day, reducing the time that the occupants spend behind closed blinds, as this is something we often heard about Aeropolis: it’s not much fun being inside behind closed blinds all day when it is sunny outside.
And at the same time we also wanted to give the building a certain identity. The main concern however, is not this identity, but rather the idea of offering the occupant greater well-being.
It should be noted that this building is about 40% glass and 60% solid surface. This could very easily become a bunker. Looking at the rhythm and variations on the facade, the play of light and shadow on the facade is therefore something very essential.


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About The Author
- Les Délires Productions sprl is an audio-visual production company based in Brussels since 1998. With various short fiction and animation films on its lists of productions as well as documentaries and other programmes for the RTBF, CANAL +, ARTE, the UNICEF and also Disneyland Paris, Les Délires Productions sprl has become a pioneer in the production of Internet videos. As early as 2003 the company launched into the creation of the website misteremma.com. Les Délires Productions also works on urban events in Brussels (Parcours surréalistes, Tribus urbaines, Humours du Monde, Mister Emma Art Loft) and, since 2006, has produced Archi Urbain, a programme on architecture and urban planning that goes out every week on Télé-Bruxelles (Belgium) and is re-screened on TNA (France), and La Trois – RTBF (Belgium). Would you like us to produce an architecture video clip of your work and also benefit from the services of caviar.archi? Contact us at info@lesdelires.be

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