CHAMBON, Brussels – Belgium

Chambon has been known for many years as the headquarters of the General Savings and Retirement Fund (CGER), at Rue Fossé aux Loups, Brussels 1000. In 2011 BNP Paribas Fortis sold all of the buildings to Allfin, the real estate group, now known as Immobel. The renovation and construction project was managed by the Jaspers-Eyers and A2RC architectural offices. The aim was to implement a mixed-use project there – housing, student flats, offices, hotels and shops.

Project name: Chambon
Address: 1000 Bruxelles
Assignation/Destination: Apartments – Hotel – Housing

Name of client: Immobel
Name of architect: A2RC ARCHITECTS
in association with: Jaspers-Eyers Architects

Name of engineers:
– Stability Consultancy firm:
– Special techniques Consultancy firm:
– EPC Consultancy firm:
– Acoustics Consultancy firm:
– Healt & Safety Coordinator:
– Control Agency :

Name of contractors:
– Main contractor:
– Professions/trades:

Project status: Preliminary project

Size of project:
Budget:

Technical sheet of this architecture video clip
Journalist : Emma C. Dessouroux
Cameramen : Didier Minne – Geoffroy Minne / Kinodoc – Julien Stroïnovsky / Novsky Films

Editing : Emma C. Dessouroux / Cristina Dias
Direction : Emma C. Dessouroux
Production : Les Délires Productions

Translation : MDR Translations
Subtitles : Les Délires Productions

Speakers : Geoffroy Coomans de Brachène (Councillor for Urban Planning, City of Brussels) – Jo Gielen (Project Manager – Immobel) – Michel Verliefden (Architect – A2RC ARCHITECTS) – John Eyers (Architect – Jaspers-Eyers Architects)

Original transcription (FR-NL)

PARTIE 1
Le siège de Chambon était le siège de la Caisse Générale d’Epargne et de Retraite (CGER) où tout le monde avait, je pense, à une certaine époque, son carnet d’épargne.

C’est un bâtiment exceptionnel qui ne laisse pas indifférent et lorsque BNP Paribas Fortis a fait savoir qu’il mettait ce bâtiment sur le marché, j’avais demandé à mon prédécesseur Christian Ceux d’étudier la possibilité de classement de l’immeuble mais, également, la possibilité potentiellement que la ville en devienne propriétaire pour y mettre son futur centre administratif.

Le premier bâtiment a été construit par Henri Beyaert, l’architecte du Petit Sablon à Bruxelles. Puis, le père Alfred Chambon a construit un bâtiment suivant qui s’est développé rue d’Argent et rue des Boiteux, et son fils Alban a réalisé le chef-d’œuvre qui est le bâtiment en fer à cheval avec les cheminées, les toitures, les escaliers qui sortent et le fameux presse-citron.

Le presse-citron est un élément important. Lorsque la CGER avait fait la demande à l’origine pour installer un signal au-dessus de son bâtiment, la ville avait souscrit à l’idée et avait décidé de le mettre en valeur. Ça a été un élément très important de l’architecture et la ville a travaillé non seulement sur les îlots qui sont sur le pourtour mais a vraiment travaillé très loin, y compris en amont jusque dans le haut de la ville pour mettre en valeur cet élément indicatif de l’architecture bruxelloise. C’est vrai que c’est très intéressant de voir comment cette perspective a été étudiée parfois sur des dizaines voire des centaines de mètres de distance pour mettre ce bâtiment en valeur.

Lors de sa construction, juste après la Deuxième Guerre mondiale, quand on a creusé les fondations de la salle des guichets, quand Alban Chambon a creusé les fondations de cette salle du fer à cheval, la nappe phréatique a baissé et a fait bouger le bâtiment de la Monnaie. Depuis lors, la façade arrière de la Monnaie ressemble à la tour de Pise pour ceux qui regardent attentivement et se retrouve dans tous les manuels d’engineering comme un effet de mouvement de la tourbe qui s’assèche dans le sous-sol et qui fait bouger les fondations.

Le fils Chambon avait voulu mettre du cuivre sur ses façades. Seulement, il n’avait pas la volonté d’attendre longtemps que le cuivre verdisse et il voulait du cuivre vert. Donc, la seule technique qu’il a pu utiliser est de peindre son cuivre et le cuivre qui est vert là n’est pas du tout un élément minéral qui a vieilli avec le temps mais c’est simplement une peinture qui a été ajoutée que l’on a conservée. Le cuivre en dessous est toujours en l’état d’origine mais comme il voulait cet aspect vert, il l’a fait peindre ce qui est assez amusant.

Il y a eu ensuite des constructions réalisées par des architectes des années 60 – 70 et quand Immobel – Allfin à l’époque – a racheté ce siège à la BNP, l’idée a été d’y développer un projet mixte avec beaucoup de fonctions différentes mais surtout de réouvrir ce bâtiment (qui a toujours été fermé) sur la ville, à la ville.

Gedurende de jaren heen hebben ze gebouw per gebouw gekocht om op het einde een site te creëren van iets meer als 1 hectare in het centrum van Brussel overgenomen door BNP Paribas Fortis. Ze hebben besloten in 2011 om de site te verkopen via een public tender waar Alfin destijds aan deel heeft genomen en de site heeft overgenomen van hen.

En 2012, après l’obtention du permis, je me suis étonné du fait que l’on octroyait des mètres carrés aussi importants. C’est vrai que l’on montait assez bien. Nous avions peur de perdre des perspectives, entre autres du côté de la place des Martyrs, qui est un élément tout à fait exceptionnel du patrimoine bruxellois.

Een van de basisdiscussies die we hebben gehad met Stedebouw en Stad Brussel was eigenlijk: hoe gaan we nu die nieuwe gebouwen integreren in zo’n omgeving, en wat is de hoogte van die gebouwen?

On a reculé l’alignement de la rue d’Argent, très étroite au départ, pour permettre de redonner un peu d’espace public à la ville et d’offrir un peu plus d’air à cette rue et aux constructions plus élevées.

C’est vrai qu’ils ont accepté de remettre le produit sur le métier pour améliorer toute une série d’éléments d’architecture. Et je dois les en remercier parce que c’est très appréciable et c’est suffisamment rare pour le souligner. C’est vrai qu’un promoteur, une fois qu’il a son permis, en général, nous envoie gentiment balader. Ici, il a accepté de changer avec nous et d’améliorer vraiment l’esthétique de ce bâtiment.

PARTIE 2
Alfin was zich destijds aan het herpositioneren van een pure kantoorspeler naar een gemengde binnenstedelijke residentiële speler ook. Wij hebben toen het geweer van schouder veranderd en de Chambon was een unicum om in 2011 te kopen. De financiële middelen waren er, en er was echt een drang om zich te positioneren in Brussel als binnenstedelijke ontwikkelaar, moeilijke projecten, gemengde projecten.

Van het begin af aan wisten we dat we het binnengebied wilden ontpitten, om naar die 50.000 m² te gaan waarrond zich nieuwe projecten gingen vestigen. Het moest een kwalitatieve binnentuin zijn, we hebben dan ook resoluut voor een van de grootste landschapsarchitecten gekozen in de wereld, Wirtz. Een tuin die ongeveer 3.000 m² inneemt van de 1 hectare, dat is een belangrijk aandeel waar de nodige aandacht besteed wordt.

De tuin is voor ons ook een belangrijk element. De tuin die gemaakt is in het binnengebied zorgt dat er een zekere samenhang is tussen de verschillende architectuurvormen. Die tuin linkt eigenlijk ook de verschillende typologieën en logementen, hotel, studentenhuisvesting bij mekaar, en zorgt er ook voor dat die verschillende soorten bewoning samenkomen in het middengebied en dat juist een dynamiek ontstaat doordat mensen van verschillende leeftijdsgroepen mekaar daar kunnen ontmoeten en samenwonen rond een bepaald ilôt.

Et donc nous avons pu construire en accord avec la Ville de Bruxelles et la Région bruxelloise quelques bâtiments plus élevés qui nous ont permis de compenser d’une part les mètres carrés perdus pour recréer un jardin intérieur et d’autre part d’offrir des vues un petit peu à l’image de ce que les deux Chambon avaient fait précédemment, nous donnant des exemples assez fantastiques avec leurs cages d’escaliers qui émergent comme certaines tours de villes italiennes.

De architectuur van Chambon is een mix van echt bestaande oude gebouwen en dan eigenlijk de nieuwe gebouwen die toch een hedendaagse uitstraling hebben, die een uitdrukking geven van de functies die erachter zitten, want dat was toch ook een van onze uitgangspunten. Studentenhuisvesting is herkenbaar, u ziet dat is een totaal andere manier van bouwen, ook expressie dan de logementen. De logementen hebben bv. allemaal grote terrassen en de studentenhuisvesting heeft dat minder. U hebt dan ook een hotel inzitten met een aantal andere typologieën. Dus Chambon past in het stadsweefsel door zijn diversiteit aan functies die verticaal naast mekaar gezet geweest zijn en die zich dan ook uitdrukken in de architectuur.

Ik denk als je het project in één woord zou omschrijven, dan zou ik zeggen ‘urban living and working’. Het is een plek creëren waar iedereen samen komt werken, leven, ontspannen.

De temps en temps, le geste architectural est déjà porté au départ. Dans un projet comme celui-ci, c’est vrai que l’architecte Chambon a porté un geste très fort avec ce fer à cheval, avec la tour qui se trouve derrière moi, avec toute une série d’éléments qui sont très forts en matière d’architecture. Et, ici, qui sommes-nous pour tout changer ?

On a vraiment tenté d’avoir une écriture commune dans différents bâtiments qui tiraient les leçons de ce qui avait été fait auparavant, qui créait quand même des hiatus architecturaux de manière à ce que l’on voie que ce bâtiment évolue comme on a pu le voir entre les bâtiments du père et du fils Chambon mais tout en étant très classique et très respectueux car on est en plein centre-ville, à côté de la place des Martyrs. Ce n’était pas le lieu pour faire des bâtiments en verre, tordus, ou tout à fait différents. Il fallait – je pense – respecter l’esprit du lieu.

Je suis plutôt content du résultat car, au final, on a pu avoir une bonne collaboration entre un promoteur, des pouvoirs publics, un architecte et, au final, un projet qui se termine par une vraie qualité de vie pour ceux qui y habiteront.

French translations

PARTIE 1
Le siège de Chambon était le siège de la Caisse Générale d’Epargne et de Retraite (CGER) où tout le monde avait, je pense, à une certaine époque, son carnet d’épargne.

C’est un bâtiment exceptionnel qui ne laisse pas indifférent et lorsque BNP Paribas Fortis a fait savoir qu’il mettait ce bâtiment sur le marché, j’avais demandé à mon prédécesseur Christian Ceux d’étudier la possibilité de classement de l’immeuble mais, également, la possibilité potentiellement que la ville en devienne propriétaire pour y mettre son futur centre administratif.

Le premier bâtiment a été construit par Henri Beyaert, l’architecte du Petit Sablon à Bruxelles. Puis, le père Alfred Chambon a construit un bâtiment suivant qui s’est développé rue d’Argent et rue des Boiteux, et son fils Alban a réalisé le chef-d’œuvre qui est le bâtiment en fer à cheval avec les cheminées, les toitures, les escaliers qui sortent et le fameux presse-citron.

Le presse-citron est un élément important. Lorsque la CGER avait fait la demande à l’origine pour installer un signal au-dessus de son bâtiment, la ville avait souscrit à l’idée et avait décidé de le mettre en valeur. Ça a été un élément très important de l’architecture et la ville a travaillé non seulement sur les îlots qui sont sur le pourtour mais a vraiment travaillé très loin, y compris en amont jusque dans le haut de la ville pour mettre en valeur cet élément indicatif de l’architecture bruxelloise. C’est vrai que c’est très intéressant de voir comment cette perspective a été étudiée parfois sur des dizaines voire des centaines de mètres de distance pour mettre ce bâtiment en valeur.

Lors de sa construction, juste après la Deuxième Guerre mondiale, quand on a creusé les fondations de la salle des guichets, quand Alban Chambon a creusé les fondations de cette salle du fer à cheval, la nappe phréatique a baissé et a fait bouger le bâtiment de la Monnaie. Depuis lors, la façade arrière de la Monnaie ressemble à la tour de Pise pour ceux qui regardent attentivement et se retrouve dans tous les manuels d’engineering comme un effet de mouvement de la tourbe qui s’assèche dans le sous-sol et qui fait bouger les fondations.

Le fils Chambon avait voulu mettre du cuivre sur ses façades. Seulement, il n’avait pas la volonté d’attendre longtemps que le cuivre verdisse et il voulait du cuivre vert. Donc, la seule technique qu’il a pu utiliser est de peindre son cuivre et le cuivre qui est vert là n’est pas du tout un élément minéral qui a vieilli avec le temps mais c’est simplement une peinture qui a été ajoutée que l’on a conservée. Le cuivre en dessous est toujours en l’état d’origine mais comme il voulait cet aspect vert, il l’a fait peindre ce qui est assez amusant.

Il y a eu ensuite des constructions réalisées par des architectes des années 60 – 70 et quand Immobel – Allfin à l’époque – a racheté ce siège à la BNP, l’idée a été d’y développer un projet mixte avec beaucoup de fonctions différentes mais surtout de réouvrir ce bâtiment (qui a toujours été fermé) sur la ville, à la ville.

Au fil des ans, ils ont acheté bâtiment après bâtiment, pour se retrouver au final avec un site d’un peu plus d’1 hectare au centre de Bruxelles, repris par BNP Paribas Fortis. Ils ont décidé en 2011 de vendre le site via un appel d’offres public, auquel Allfin a participé à l’époque. Et c’est comme ça qu’Allfin leur a acheté le site.

En 2012, après l’obtention du permis, je me suis étonné du fait que l’on octroyait des mètres carrés aussi importants. C’est vrai que l’on montait assez bien. Nous avions peur de perdre des perspectives, entre autres du côté de la place des Martyrs, qui est un élément tout à fait exceptionnel du patrimoine bruxellois.

Une des principales discussions que nous avons eues avec le service de l’urbanisme et la Ville de Bruxelles était : comment allons-nous intégrer les nouveaux bâtiments dans un tel environnement, et quelle sera leur hauteur ?

On a reculé l’alignement de la rue d’Argent, très étroite au départ, pour permettre de redonner un peu d’espace public à la ville et d’offrir un peu plus d’air à cette rue et aux constructions plus élevées.

C’est vrai qu’ils ont accepté de remettre le produit sur le métier pour améliorer toute une série d’éléments d’architecture. Et je dois les en remercier parce que c’est très appréciable et c’est suffisamment rare pour le souligner. C’est vrai qu’un promoteur, une fois qu’il a son permis, en général, nous envoie gentiment balader. Ici, il a accepté de changer avec nous et d’améliorer vraiment l’esthétique de ce bâtiment.

PARTIE 2
À l’époque, Allfin était en train de se repositionner, de pur acteur de bureaux à acteur résidentiel urbain mixte. Nous avons changé notre fusil d’épaule, et le Chambon était un site unique à acheter en 2011. Les moyens financiers étaient là, et nous avions vraiment cette volonté de nous repositionner à Bruxelles comme promoteur urbain, pour faire des projets complexes, mixtes.

Dès le début nous savions que nous voulions exploiter la zone intérieure, pour aller vers ces 50.000 m² autour desquels de nouveaux projets allaient s’installer. Cela devait être un jardin intérieur de qualité, et nous avons donc résolument décidé de travailler avec Wirtz, un des plus grands architectes paysagers au monde. Un jardin qui occupe environ 3.000 m² sur une totalité d’1 hectare, c’est quand même une surface non négligeable, à laquelle il faut consacrer toute l’attention nécessaire.

Le jardin est un élément important pour nous. Le jardin qui a été aménagé dans la zone intérieure crée une sorte de cohésion entre les différentes formes d’architecture. Il relie également les différents types de logements, hôtel, kots pour étudiants. Il fait en sorte que les différents types d’habitants se croisent dans la zone centrale, et crée une dynamique car des gens de différents groupes d’âge peuvent s’y retrouver, vivre ensemble autour d’un îlot.

Et donc nous avons pu construire en accord avec la Ville de Bruxelles et la Région bruxelloise quelques bâtiments plus élevés qui nous ont permis de compenser d’une part les mètres carrés perdus pour recréer un jardin intérieur et d’autre part d’offrir des vues un petit peu à l’image de ce que les deux Chambon avaient fait précédemment, nous donnant des exemples assez fantastiques avec leurs cages d’escaliers qui émergent comme certaines tours de villes italiennes.

L’architecture de Chambon est vraiment un mélange de bâtiments existants et de nouveaux bâtiments qui ont un rayonnement contemporain, qui donnent une expression des fonctions qu’ils hébergent, car c’était quand même un de nos points de départ. Les kots pour étudiants sont reconnaissables, ils expriment une tout autre façon de construire que les appartements. Les appartements possèdent par exemple tous une grande terrasse, ce qui est moins le cas des kots pour étudiants. Il y a aussi l’hôtel avec une série d’autres typologies. Le Chambon s’inscrit dans le tissu urbain par la diversité de fonctions qu’il abrite, qui ont été articulées de façon verticale les unes à côté des autres et qui s’expriment donc dans la forme d’architecture.

S’il fallait décrire le projet en quelques mots, je dirais : ‘urban living and working’. Un endroit où les gens se retrouvent pour travailler, vivre, se détendre.

De temps en temps, le geste architectural est déjà porté au départ. Dans un projet comme celui-ci, c’est vrai que l’architecte Chambon a porté un geste très fort avec ce fer à cheval, avec la tour qui se trouve derrière moi, avec toute une série d’éléments qui sont très forts en matière d’architecture. Et, ici, qui sommes-nous pour tout changer ?

On a vraiment tenté d’avoir une écriture commune dans différents bâtiments qui tiraient les leçons de ce qui avait été fait auparavant, qui créait quand même des hiatus architecturaux de manière à ce que l’on voie que ce bâtiment évolue comme on a pu le voir entre les bâtiments du père et du fils Chambon mais tout en étant très classique et très respectueux car on est en plein centre-ville, à côté de la place des Martyrs. Ce n’était pas le lieu pour faire des bâtiments en verre, tordus, ou tout à fait différents. Il fallait – je pense – respecter l’esprit du lieu.

Je suis plutôt content du résultat car, au final, on a pu avoir une bonne collaboration entre un promoteur, des pouvoirs publics, un architecte et, au final, un projet qui se termine par une vraie qualité de vie pour ceux qui y habiteront.

Dutch translations

DEEL 1
De Chambon-site was vroeger de zetel van de Algemene Spaar- en Lijfrentekas (ASLK). Daar heeft iedereen ooit wel eens een spaarboekje gehad, denk ik.

Dit buitengewone gebouw laat niemand onverschillig. Toen BNP Paribas Fortis liet weten dat het dit gebouw te koop ging zetten, vroeg ik mijn voorganger Christian Ceux om na te gaan of het gebouw geklasseerd kon worden, maar ook of de stad eigenaar zou kunnen worden om er haar toekomstige administratieve centrum in onder te brengen.

Het eerste gebouw is van de hand van Henri Beyaert, de architect van de Kleine Zavel in Brussel. Daarna pootte vader Alfred Chambon nog een gebouw neer, aan de Zilverstraat en de Kreupelenstraat. Zoon Alban was verantwoordelijk voor het meesterwerk: het hoefijzervormige gebouw met schoorstenen, daken, trappen en de beroemde citroenpers.

Die citroenpers is een belangrijk element. Toen de ASLK een aanvraag indiende om een antenne bovenop het gebouw te zetten, besloot de stad om zich achter dit idee te scharen. Het was dan ook een zeer belangrijk architectonisch element; de stad werkte niet alleen aan de huizenblokken rondom, maar ging letterlijk een heel eind verder om dit kenmerkende element van de Brusselse architectuur tot zijn recht te laten komen. Het is zeer interessant om te zien hoe dit perspectief soms over tientallen of zelfs honderden meters afstand werd bestudeerd, om dit gebouw tot zijn recht te laten komen.

Bij de bouw ervan, net na de Tweede Wereldoorlog, toen de funderingen van de lokettenzaal werden gegraven, toen Alban Chambon de funderingen van deze hoefijzervormige zaal liet graven, zakte het grondwaterpeil. Daardoor bewoog het Muntgebouw. Sindsdien heeft de achtergevel van de Munt iets weg van de Toren van Pisa, voor wie goed kijkt. Het wordt in alle engineering-handboeken vermeld als een voorbeeld van verzakking door uitdrogende turf in de ondergrond, waardoor de funderingen gaan bewegen.

Zoon Chambon wou kopers in de gevels integreren. Hij wou groen koper, maar wou niet wachten tot het koper groen uitsloeg. De enige oplossing was het koper schilderen. Het groene koper is dus helemaal geen mineraal element dat mettertijd is verouderd, maar gewoon groene verf die bewaard is gebleven. Het koper eronder is nog altijd in originele staat, maar omdat hij een groene gevel wou, liet hij het verven. Dat is toch wel amusant.

Daarna werden er gebouwen opgetrokken door architecten uit de jaren ’60 en ’70. Toen Immobel – het toenmalige Allfin – het complex kocht van BNP, was het de bedoeling om er een gemengd project van te maken met tal van verschillende functies, maar vooral het gebouw (dat altijd gesloten was) open te trekken naar de stad toe.

Gedurende de jaren heen hebben ze gebouw per gebouw gekocht om op het einde een site te creëren van iets meer als 1 hectare in het centrum van Brussel overgenomen door BNP Paribas Fortis. Ze hebben besloten in 2011 om de site te verkopen via een public tender waar Alfin destijds aan deel heeft genomen en de site heeft overgenomen van hen.

In 2012, na het bekomen van de vergunning, was ik verbaasd dat we die voor zo’n belangrijke oppervlakte hadden gekregen. Het klopt dat men toen veelal in de hoogte bouwde. We waren bang om de perspectieven te verliezen, onder andere aan de kant van het Martelarenplein, een buitengewoon onderdeel van het Brusselse patrimonium.

Een van de basisdiscussies die we hebben gehad met Stedebouw en Stad Brussel was eigenlijk: hoe gaan we nu die nieuwe gebouwen integreren in zo’n omgeving, en wat is de hoogte van die gebouwen?

We hebben de uitlijning aan de Zilverstraat, die oorspronkelijk zeer smal was, verschoven zodat we de stad iets meer openbare ruimte konden teruggeven en deze straat en de hogere gebouwen iets meer ademruimte konden geven.

Ze zijn akkoord gegaan om het product opnieuw te bewerken en zo een hele reeks architectonische elementen te verfraaien. Daarvoor moet ik hen dankbaar zijn; het is immers iets dat je heel zelden ziet. Het klopt dat een projectontwikkelaar, eens hij zijn vergunning heeft, ons doorgaans vriendelijk wandelen stuurt. Maar in dit geval wou hij samen met ons de esthetiek van dit gebouw echt verbeteren.

DEEL 2
Alfin was zich destijds aan het herpositioneren van een pure kantoorspeler naar een gemengde binnenstedelijke residentiële speler ook. Wij hebben toen het geweer van schouder veranderd en de Chambon was een unicum om in 2011 te kopen. De financiële middelen waren er, en er was echt een drang om zich te positioneren in Brussel als binnenstedelijke ontwikkelaar, moeilijke projecten, gemengde projecten.

Van het begin af aan wisten we dat we het binnengebied wilden ontpitten, om naar die 50.000 m² te gaan waarrond zich nieuwe projecten gingen vestigen. Het moest een kwalitatieve binnentuin zijn, we hebben dan ook resoluut voor een van de grootste landschapsarchitecten gekozen in de wereld, Wirtz. Een tuin die ongeveer 3.000 m² inneemt van de 1 hectare, dat is een belangrijk aandeel waar de nodige aandacht besteed wordt.

De tuin is voor ons ook een belangrijk element. De tuin die gemaakt is in het binnengebied zorgt dat er een zekere samenhang is tussen de verschillende architectuurvormen. Die tuin linkt eigenlijk ook de verschillende typologieën en logementen, hotel, studentenhuisvesting bij mekaar, en zorgt er ook voor dat die verschillende soorten bewoning samenkomen in het middengebied en dat juist een dynamiek ontstaat doordat mensen van verschillende leeftijdsgroepen mekaar daar kunnen ontmoeten en samenwonen rond een bepaald ilôt.

En dus konden we met het akkoord van de Stad Brussel en het Brusselse Gewest enkele hogere gebouwen optrekken. Daardoor konden we de vierkante meters goedmaken die we hadden verloren om een binnentuin te voorzien. Anderzijds konden we een uitzicht realiseren dat enigszins lijkt op wat vader en zoon Chambon ons hadden voorgedaan. Zij gaven ons vrij fantastische voorbeelden, met hun trappenkooien die er als een Italiaanse stadstoren uitzien.

De architectuur van Chambon is een mix van echt bestaande oude gebouwen en dan eigenlijk de nieuwe gebouwen die toch een hedendaagse uitstraling hebben, die een uitdrukking geven van de functies die erachter zitten, want dat was toch ook een van onze uitgangspunten. Studentenhuisvesting is herkenbaar, u ziet dat is een totaal andere manier van bouwen, ook expressie dan de logementen. De logementen hebben bv. allemaal grote terrassen en de studentenhuisvesting heeft dat minder. U hebt dan ook een hotel inzitten met een aantal andere typologieën. Dus Chambon past in het stadsweefsel door zijn diversiteit aan functies die verticaal naast mekaar gezet geweest zijn en die zich dan ook uitdrukken in de architectuur.

Ik denk als je het project in één woord zou omschrijven, dan zou ik zeggen ‘urban living and working’. Het is een plek creëren waar iedereen samen komt werken, leven, ontspannen.

Soms is het architectonische gebaar al van bij het begin aanwezig. Bij een project als dit zorgde architect Chambon immers voor een sterk gebaar, met deze hoefijzervorm, met de toren achter mij, met een hele reeks architectonisch sterke elementen. En wie zijn wij om daar iets aan te veranderen?

We hebben ons best gedaan om de verschillende gebouwen een gemeenschappelijke stijl te geven, door lessen te trekken uit het verleden. Hoewel dat soms tot architectonische lacunes leidde, waardoor men het gebouw zag evolueren, zoals de gebouwen van vader en zoon Chambon. Toch bleef alles zeer klassiek en respectvol. We zitten hier immers in het hart van de stad, naast het Martelarenplein. Dit is niet de plek om totaal andere of rare, glazen gebouwen neer te zetten. Respect voor de geest van deze plaats was nodig, volgens mij.

Ik ben tevreden met het resultaat. Uiteindelijk was er een goede samenwerking tussen een projectontwikkelaar, overheidsdiensten en een architect. Het resultaat is een project dat echte levenskwaliteit biedt voor de bewoners.

English subtitles

PART 1
Chambon used to be the headquarters of the General Savings and Retirement Fund (CGER), where everybody, I think, used to have their savings accounts.

It’s an exceptional building that nobody was indifferent to, and when BNP Paribas Fortis announced that they were putting the building on the market, I asked my predecessor Christian Ceux to study the possibility of getting the building listed, and also of the City eventually taking ownership, so that it could be used as its new administrative centre.

The first building was constructed by Henri Beyaert, the architect of the Petit Sablon park in Brussels. Then Alfred Chambon constructed a second building on Rue d’Argent and Rue des Boiteux, and his son, Alban, completed the work of art that is the horseshoe shaped building, with its chimneys, roof tiling, staircases leading out, and the famous lemon squeezer.

The lemon squeezer is an important feature. When the CGER initially applied to install a beacon
on top of its building, the City endorsed the idea and decided that a feature should be made of it. It was a very important architectural feature and the City worked not only from the surrounding buildings but also from very far away, including uptown, to ensure that this feature, so indicative of Brussels architecture, stood out. It’s really very interesting to see how the perspectives were studied, sometimes from dozens or even hundreds of metres away, in order to ensure that the building stood out.

At the time of its construction, just after the Second World War, when the foundations for the
counter hall had been dug, when Alban Chambon had dug the foundations of this horseshoe-shaped hall, the water table went down, and this shifted the La Monnaie building. Ever since then the rear façade of the La Monnaie looks like the leaning tower of Pisa to those who look closely. This is found in all the engineering manuals as an effect of the movement of peat that dries out underground and shifts foundations.

The younger Chambon had wanted to put copper on the facades. But he didn’t want to wait so long for the copper to turn green, and he wanted green copper. So the only technique that he could use was to paint the copper, and the green copper there is not at all an element that has aged with time, but simply a paint that was added that has now been preserved. The copper beneath is still in its original condition but as he wanted this to be green, he had it painted green, which is quite amusing.

Then there was the construction carried out by architects in the sixties and seventies, and when Immobel – Allfin at the time – bought the building from BNP, the idea was to do a mixed-use multi-functional project, but above all to open up this building (which had always been closed off) to the city, for the city.

Over the years they bought building after building, to finally end up with a site of a little more than one hectare in the centre of Brussels, which was taken over by BNP Paribas Fortis. Then in 2011 they decided to sell the site by public tender, and at that time Allfin submitted a bid. And that’s how Allfin bought the site from them.

In 2012, after obtaining the permit, I was astonished that we had been granted such important square meterage. It’s true that the buildings were quite high. We were afraid of losing some perspectives, such as on the Place des Martyrs side – a wholly exceptional element of Brussels heritage.

One of the main discussions that we had with the planning department and the City of Brussels was how we were going to integrate the new buildings into such an environment, and how high they would be.

We pulled back the alignment on the Rue d’Argent, which was initially very narrow, to give a bit of public space back to the city and bring in a little more air to the street and to its higher buildings.

They agreed that we should go back to the drawing board to improve a whole range of architectural elements. And I should thank them as it’s most appreciated and rare enough for it be mentioned. The truth is that a developer, once he’s got his permit, will usually send us packing. But on this one they agreed to change things with us, and to really improve the aesthetic of his building.

PART 2
Allfin was at the time repositioning itself, from being an office to a residential mixed-use operator. We changed our stripes, and the Chambon was a unique site to buy in 2011. The financial resources were there, and we were determined to reposition ourselves as an urban developer, to do complex, mixed-use projects.

We knew from the outset that we wanted to use the interior space, so we could move towards the 50,000 square metres earmarked for new projects. It needed to be a high quality interior garden, and so we determined to work with Wirtz, one of the world’s greatest landscape architects. A garden of around 3,000 square metres, out of a total of one hectare, by no means an insubstantial area, and one on which we focused all of the attention it needed.

The garden is a very important element for us, and the one we developed in the interior space creates a kind of cohesion between the various styles of architecture. It links together the various types of housing, the hotel, and the student flats. It ensures that the various kinds of inhabitants pass each other in the central space, and creates a dynamic as people from different age groups can gather there, living together around a central island.

Then with the agreement of the City of Brussels and the Brussels Region we were able to construct a few higher buildings. This compensated for the square metres we had lost by creating the interior garden. It also provided views a little like the two Chambons had created before, giving us some fantastic examples with their stair cages that rise up like towers in Italian cities.

The architecture of Chambon is truly a mix of existing buildings and new buildings that have a contemporary look and which express the functions that they house. This was after all one of our starting points. The student flats are recognisable; they express a completely different building style from that of the apartments. All the apartments have for example a large terrace, which is not the case for the student housing. There is also the hotel, with a range of other styles.
The Chambon falls firmly within the urban fabric by virtue of the diverse functions that it houses, which have been articulated vertically one next to the other, and which express themselves in the style of their architecture.

If I had to describe the project in a few words, I would say “urban living and working”. A place where people gather together to work, live, and relax.

From time to time, an architectural gesture is the starting point. In a project like this, it’s true to say that Chambon the architect has made a very strong gesture with this horseshoe, with the tower than stands behind me, with a whole range of features that are very strong architecturally. And now, well who are we to change everything?

We tried hard to find a common language in the various buildings, drawing lessons from what had been done before, which did after all create certain architectural gaps, in a way that one can see the building’s evolution, very much like we can see it in the buildings of Chambon father and son. But always very classical and respectful, as we are right in the city centre, next door to the Place des Martyrs. It wasn’t the place to put up glass buildings, twisted, or completely different. We had to, I think, respect the spirit of the place.

I’m rather pleased with the result as, when all is said and done, we’ve been able to get such good cooperation with a developer, the public authorities, and an architect, as well as a project that has ended up providing a real quality of life for those who live there.

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- Les Délires Productions sprl is an audio-visual production company based in Brussels since 1998. With various short fiction and animation films on its lists of productions as well as documentaries and other programmes for the RTBF, CANAL +, ARTE, the UNICEF and also Disneyland Paris, Les Délires Productions sprl has become a pioneer in the production of Internet videos. As early as 2003 the company launched into the creation of the website misteremma.com. Les Délires Productions also works on urban events in Brussels (Parcours surréalistes, Tribus urbaines, Humours du Monde, Mister Emma Art Loft) and, since 2006, has produced Archi Urbain, a programme on architecture and urban planning that goes out every week on Télé-Bruxelles (Belgium) and is re-screened on TNA (France), and La Trois – RTBF (Belgium). Would you like us to produce an architecture video clip of your work and also benefit from the services of caviar.archi? Contact us at info@lesdelires.be

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