GREENBIZZ, Brussels – Belgium

12 mars 2016 19 h 17 min
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Greenbizz is the economic component of the Tivoli Green City project being developed by citydev.brussels. Its great originality is in having been designed, for the first time in Brussels, with an incubation section above the workshops section. architectesassoc. has designed an innovative building with a low energy production section and a passive energy incubation section.

in association with citydev.brussels
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Project name : Greenbizz
Address : rue Dieudonné Lefèvre. 1020 bruxelles
Assignation/Destination : workshops and incubateur for environment-oriented businesses

Name of client : citydev.brussels
Name of architect : architectesassoc.
in association with : –

Name of engineers :
– Stability Consultancy firm : Setesco
– Special techniques Consultancy firm : FTI
– EPC Consultancy firm : Cenergie
– Acoustics Consultancy firm : Daidalos Peutz
– Healt & Safety Coordinator : Health&Safety Consulting
– Control Agency : SECO façade/feu

Name of contractors :
– Main contractor : CEI/BAM

Project status : Completed (2016)

Size of project : 8320sqm
Budget : 12.058.000 euros

Technical sheet of this architecture video clip
Journalist : Emma C. Dessouroux
Cameraman : Didier Minne – Geoffroy Minne / Kinodoc – Julien Stroïnovsky / Novsky Films

Editing : Emma C. Dessouroux / Cristina Dias
Direction : Emma C. Dessouroux
Production : Les Délires Productions

Translation : MDR Translations
Subtitles : Nicolas Gilson

Speakers : Philippe Antoine (citydev.brussels) – Sabine Leribaux (architectesassoc.) – Marc Lacour (architectesassoc.) – Laura Claeys (architectesassoc.)

Original transcription

PART 1
La grande particularité, la grande originalité du projet Greenbizz, c’est d’avoir conçu pour la première fois à Bruxelles à notre connaissance à la fois des surfaces d’incubation – il s’agit d’un incubateur. Cela signifie concrètement que l’on se retrouve avec des surfaces de bureaux, des modules de 20 à 40 mètres carrés sur lesquels des entreprises, des starters, des start-ups viennent pour tester et essayer de développer de nouveaux projets avec un caractère innovant parfois en partenariat avec des universités ou des hautes écoles mais là, à priori, ça peut se faire dans une typologie de bâtiments de bureaux mais de l’avoir adossé avec des surfaces d’ateliers, des surfaces de production et de se retrouver dans ce cas-là avec, à la fois, à l’étage, une partie incubateur et, au rez-de-chaussée, des ateliers de production. En fait, un parc PME. C’est la première fois qu’on adosse les deux avec le fantasme – et on dit qu’il faut vivre ses fantasmes – qu’un certain nombre de jeunes entreprises qui viendraient s’installer dans l’incubateur se dise à un moment donné « ben, moi je vais tester mon idée et la produire au rez-de-chaussée ». Après, tout ça doit trouver son rythme et son propre microcosme. On parle aussi d’un projet assez ambitieux au niveau de ses surfaces puisque l’on parle de 2.500 mètres carrés de superficie plancher pour la partie incubation et d’environ 5.000 mètres carrés pour la partie ateliers.

Greenbizz constitue un projet qui est développé avec l’IBGE (Bruxelles Environnement), avec Impulst pour toute la partie technologie verte et avec le CSTC (Centre Scientifique et Technique de la Construction) pour tout ce qui est tests de matériaux de construction. Greenbizz est à la fois un incubateur qui est dédié aux technologies environnementales avec, on l’espère, un focus sur l’écoconstruction.

On parle d’un budget d’un peu plus de 18 millions dont un peu plus de 16 millions sont pris en charge par un co-financement FEDER et environ 1,2 millions d’euros qui sont pris en charge par citydev.brussels. Il y a là-dedans une petite proportion d’interventions par rapport à un des partenaires historiques du projet, le CSTC, qui va s’installer pour partie dans ces locaux et occuper une partie des ateliers dont ils deviendront propriétaire.

Le projet dans sa conception – j’ai évoqué le fait d’adosser la partie incubation et la partie ateliers – il y avait aussi un défi de rendre ça cohérent d’un point de vue architectural et de se retrouver avec une certaine densité du site. Par rapport à des activités productives, on a vite tendance à s’étendre à un rez-de-chaussée. Déjà le fait d’adosser à l’étage une surface d’incubation a permis une certaine densification. On se retrouve avec des bâtiments basse énergie pour la production et passifs pour la partie incubation. Il y a des contraintes liées à ça aussi.

Le résultat a été pour nous très enthousiasmant parce qu’il y a un bâtiment qui a été conçu avec des allées de modules qui sont séparées par deux travées qui sont couvertes mais vitrées. On a une atmosphère, toute proportion gardée, un peu Galeries Royales Saint-Hubert. J’ai d’ailleurs décidé de les appeler les Galeries du Roi et de la Reine. On est quand même à Laeken ! Ça crée vraiment une atmosphère particulière sur le site et, de surcroît, au-dessus de cette travée couverte, de ces galeries, il y a des passerelles qui permettent un cheminement de terrasse en terrasse pour les gens qui sont dans la partie incubation. Ce sont des petits éléments architecturaux mais qui font que l’on est déjà convaincu dès le projet que l’on va se retrouver avec un plaisir d’aller travailler, avec une joie de vivre, de fonctionner et d’être actif sur ce site ce qui est quand même assez enthousiasmant.

PART 2
La demande du client était d’abord et avant tout de créer des liens. Greenbizz est un projet que de liens. Je pense que le bâti de Greenbizz sur lequel on insiste beaucoup a moins d’importance que le non-bâti, les espaces non construits, et a moins d’importance que le contenu qui est, quelque part, l’écosystème que citydev.brussels veut implanter ici sur Greenbizz.

Greenbizz est venu dans un concours qui précède de 2 ou 3 ans le concours Tivoli. Donc, il vient en premier, aussi, sur le site et il va devoir, un jour, être au milieu de toutes ces activités que l’on énonce.

Le contenu du concours était très complexe, le quartier est complexe mais bourré de potentiel et d’énergie. Notre rôle était de créer un lien entre ce qui se passe ici à l’intérieur et le quartier.

Il y a cette idée aussi que le travail est quelque chose que l’on peut montrer dans un quartier comme celui-ci et que c’est intéressant de voir qu’il y a des gens qui travaillent. Ce sont des choses qui sont possibles. Le projet devait donc s’ouvrir sur le TIR d’un côté, sur le futur quartier Tivoli derrière, sur les écoles qui sont de part et d’autre. C’est quand même une relation avec l’extérieur qui est un élément fort du projet. La relation avec le futur quartier Tivoli, c’est quand même presque 3 à 400 logements en liaison avec la zone du canal. Donc, on est un peu à l’intermédiaire des deux.

Le programme de base du bâtiment était d’offrir 5.400 mètres carrés d’espace d’ateliers de 250 à 500 mètres carrés sur une hauteur de 6 à 8 mètres. Ensuite, on a des fonctions d’incubation. Là, on a près de 35 modules de bureaux d’incubation pour des jeunes entreprises.

Je pense que la particularité de ce projet BATEX n’est plus sa performance énergétique, n’est plus la quantité d’isolant, n’est plus l’étanchéité à l’air. C’est autre chose. Je pense qu’un bâtiment peut avoir un impact positif beaucoup plus large sur son environnement si on veut bien considérer l’environnement de façon globale : l’environnement social, humain, économique, émotionnel.

Le projet se veut durable. Donc, il est avec une ossature en béton, des colonnes avec des dalles évidemment en béton qui sont indépendantes de la peau et l’ensemble de la peau est constitué de bois, des panneaux préfabriqués de 2 m 25 de large sur toute la hauteur. L’intérêt évidemment est la préfabrication des éléments qui sont faits en usine et qui arrivent au chantier et qui peuvent s’assembler de façon peut-être rapide. La façade peut bien sûr être toujours démontable. On peut changer l’immeuble quand on veut. Dans 20 ou 30 ans, on ne doit pas nécessairement le démolir. Si l’on estime que la peau a besoin d’avoir d’autres contraintes, on la remplace et, donc, le bâtiment peut continuer d’exister dans son futur.

Les triangles, c’est une longue histoire. Les triangles viennent d’un dimanche après-midi où l’on calepinait les éléments de façades de 2,25 de large dont Marc parlait. On s’est rendu compte en calepinant que si l’on prenait le même calepinage en toiture et que l’on introduisait une diagonale et que l’on posait nos panneaux photovoltaïques sur cette diagonale on était pile dans la même direction du soleil. Donc, en fait, les diagonales que vous voyez en façade viennent d’une étude en toiture.

Le monde du travail est quelque chose de complexe et la complexité de Greenbizz – même technique – montre bien cela. Greenbizz est conçu comme 3 bâtiments séparés. Au niveau de son fonctionnement, ses transparences entre les bâtiments sont vraiment très importantes pour créer les liens dont on parle. Pourtant au niveau technique, c’est excessivement complexe puisque pour les services Prévention Incendie, c’est un seul bâtiment. Toute l’implication technique de ces choix philosophiques a eu énormément d’impact dans le temps passé, dans l’intensité des études, dans le prix. Les entreprises bruxelloises ont réellement été à la hauteur de ces complexités techniques et cela se ressent. C’est ça que l’on veut montrer, démontrer même !

English subtitles

PART 1
What makes the Greenbizz project really original is that it was designed, for the first time in Brussels to our knowledge, with workshops as well as incubation areas.
That means that you really end up with office areas–20-to-40-m² modules –where companies and start-ups can come to run tests and try to develop new and innovative projects, sometimes in partnership with universities or colleges.
This could also be achieved in a conventional office building, of course.
But what’s special about this incubator is that it’s located on the upper floor, adjoining production workshops on the ground floor.
It’s really a complete SME park.
This is the first time that these areas have been put together, with the vision of young companies setting up in the incubator and saying at some point, “I’m going to test my idea up here and then produce it downstairs”.
Afterwards, everything should fall into place in its own microcosm.
We are also talking about quite an ambitious project in terms of its surface area,
with 2,500 m² of floor space for the incubation section and around 5,000 m² for the workshop section.

Greenbizz is being developed in collaboration with the IBGE (the Brussels Institute for Environmental Management), with impulse.brussels for all of the green technology aspects, and with the CSTC (Scientific and Technical Institute for Construction) for the testing of construction materials.
Greenbizz is an incubator dedicated to environmental technologies and with a focus on eco-construction.

We’re talking about a budget of just over €18 million, of which a little more than €16 million is being co-financed by the ERDF, and around €1.2 million is provided by citydev.brussels.
There is also a smaller contribution from one of the project’s longstanding partners : the CSTC, part of which will be moving into the property and occupying some of the workshops, of which it will become the owner.

I mentioned the idea of having the incubator and workshop sections adjoin.
During the design of the project, there was also the challenge of making all this coherent from an architectural point of view, and to end up with a certain density on the site.
With production activities, there is a tendency to spread things out on a ground floor.
But adding an incubation area on the upper floor made for a degree of densification.
We ended up with low-energy production areas and passive incubation areas.
There are constraints associated with this too.

The result has been very inspirational for us, because we have a building that was designed with two alleys of units covered by glass structures.
There is an atmosphere that I would call, without getting carried away, a bit like that of Galeries Royales Saint-Hubert.
So I decided to call them the King’s and Queen’s Galleries. After all, this is Laeken!
This creates a special atmosphere on the site.
Above these these galleries, there are walkways providing a path from terrace to terrace for people in the incubation area.
These are small architectural elements, but they’ve convinced us ever since the design phase that we’re going to end up with something that’ll be a pleasure to work in, where there’ll be a love of life, of functioning, and being active on this site. All of which is pretty inspirational!

PART 2
The client’s brief was first and foremost for connections to be made. The Greenbizz project is all about connections. I think that the built part of Greenbizz, which is very much insisted on, is of much less importance than the non-built on spaces where nothing has been constructed, and is of less importance than the content, which in a way is the ecosystem that citydev.brussels wants to establish here at Greenbizz.

Greenbizz entered a competition two or three years before the Tivoli competition.
So Greenbizz is the first to come to the site, and will, one day, be at the centre of all the activities that are being outlined.

The competition material was very complex; indeed the neighbourhood is complex but brimming with potential and energy.
Our role was to make connections between what happens both in here and in the neighbourhood. There is also this idea that work is something that can be shown in a neighbourhood like this, and that it’s interesting to see that there are people working here.
These are things that are possible. So the project had to open out onto the TIR on one side, the future Tivoli neighbourhood behind, and to the schools on both the other sides.
It is in fact this relationship with the outside that is one of the project’s strong points.
The relationship with the future Tivoli neighbourhood is after all around three to four hundred housing units connecting with the canal zone. So we are sort of in between the two.

The basic building programme was to supply 5,400 sqm of workshop spaces of 250 to 500 sqm with a height of 6 to 8 metres.
Then we have the incubation areas, around 35 units of incubation offices for new companies.

I think that what sets this BATEX project apart is not its energy performance, nor how much insulation it has, nor how airtight it is.
It’s something else. I think that a building can have a much wider positive impact on its environment if you’re willing to consider the environment from a global perspective – the social, human, economic and emotional environments.

The project is intended to be sustainable.
So it has a concrete skeleton, columns and concrete tiles, all entirely integrated with wooden full-height cladding panels 2.25 metres wide.
It is interesting to work with pre-fabricated factory-built elements which when they arrive on site can be assembled quite quickly.
The façade is of course completely removable so we can change the building whenever we like.
In 20 or 30 years we won’t necessarily have to demolish it.
If we reckon that the cladding needs other constraints, it can be replaced, and so the building can remain into the future.

The triangles, well that’s a long story.
They come from one Sunday afternoon when we were doing a layout for elements of the 2.25 metre wide façades that Marc was talking about.
We realised that if we used the same layout for the roof, put in a diagonal, and fixed our solar panels to this diagonal, we would be directly facing the sun.
So the diagonals that you see in the façade actually come from a roof study.

The world of work is a complex thing, and this is shown by the complexity of Greenbizz, including its technical complexity.
Greenbizz is planned as three separate buildings.
In terms of the way it functions, the transparent materials used to divide the buildings are really very important in creating the connections we are talking about.
At the technical level, though, it’s extremely complex as the Fire Service considers it as a single building.
The technical implications of such philosophical choices have had an enormous impact on the time spent, on the intensity of the studies, and on the price.
Brussels companies have really risen to these technical complexities, and you can see that. That’s what we want to show, and demonstrate even!


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- Les Délires Productions sprl is an audio-visual production company based in Brussels since 1998. With various short fiction and animation films on its lists of productions as well as documentaries and other programmes for the RTBF, CANAL +, ARTE, the UNICEF and also Disneyland Paris, Les Délires Productions sprl has become a pioneer in the production of Internet videos. As early as 2003 the company launched into the creation of the website misteremma.com. Les Délires Productions also works on urban events in Brussels (Parcours surréalistes, Tribus urbaines, Humours du Monde, Mister Emma Art Loft) and, since 2006, has produced Archi Urbain, a programme on architecture and urban planning that goes out every week on Télé-Bruxelles (Belgium) and is re-screened on TNA (France), and La Trois – RTBF (Belgium). Would you like us to produce an architecture video clip of your work and also benefit from the services of caviar.archi? Contact us at info@lesdelires.be

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