Tivoli Sustainable Neighbourhood is the largest project that citydev.brussels has ever undertaken.
This eco-neighbourhood will include economic activity (Greenbizz), housing, two crèches, and 1,000 m² of shops.
It is located on a complex site, as it’s squeezed in between a residential area and an industrial one.

Project name: Tivoli GreenCity
Address : rue de Tivoli – rue de Molenbeek rue Classens – 1020 Bruxelles
Assignation/Destination : social housing – apartments buildings – retail stores – nursery

Name of client : citydev.brussels
Name of architect : Association momentanée ADRIANA
in association with : CERAU (pilot) – ATELIER 55 – ATLANTE – YY ARCHITECTURE – EOLE (landscape)

Name of engineers :
– Stability Consultancy firm : ESTABLIS sa
– Special techniques Consultancy firm : Studie bureau BOYDENS
– EPC Consultancy firm : Studie bureau BOYDENS
– Acoustics Consultancy firm : VENAC sprl
– Healt & Safety Coordinator : W4R
– Control Agency : SECO

Name of contractors :
– Main contractor : BAM CONTRACTORS – EJD – CFE BRABANT

Project status : in progress (en for 2018)

Size of project : 40.000 sqm
Budget : –

Status : completed (2019)

Technical sheet of this architecture video clip
Journalist : Emma C. Dessouroux
Cameraman : Didier Minne, Geoffroy Minne / Kinoflight // Julien Stroïnovsky / Novsky Films // Mister Emma / Les Délires Productions

Editing : Cristina Dias
Direction : Mister Emma
Production : Les Délires Productions

Translation : hub.brussels
Rereading : Serge Ryckoort / Emelire
Subtitles : Les Délires Productions

Speakers :
Marc Frère (Project Coordinator, citydev.brussels) – Nathalie Renneboog (Directrice de la Rénovation urbaine, citydev.brussels) – Benoit Mortiz (Architecte urbaniste, MSA) – Anne-Marie Sauvat (Landscaper, Atelier EOLE Paysagistes) – Louis Milis (Architect, CERAU)

French Subtitles

Le projet Tivoli Green City est
le plus gros, le plus important projet
que citydev.brussels ait monté.
Il se trouve au cœur de la ville.
Il n’est pas excentré.
Il se trouve au cœur de la ville
à à peine 3 km
de la Grand Place de Bruxelles,
dans un quartier densément peuplé,
sur une ancienne friche urbaine
qui fait 4,5 hectares.
C’est un projet qui est ambitieux
dans la mesure où nous souhaitions
dès le départ faire
un quartier mixte
qui rassemble l’essentiel des fonctions
que l’on trouve dans une ville
à savoir : de l’activité économique,
du logement et du commerce.
Il y a une mixité des fonctions
mais il y a aussi une mixité sociale.
La mixité sociale s’exprime
parce qu’il y a 30% de logements sociaux,
70% de logements moyens acquisitifs.
Il y a aussi du logement
pour de l’habitat groupé
et du logement
style Community Land Trust.
Cela permet toute une diversité
de population.
Il y a également deux crèches
qui sont implantées sur le site
de 2 fois 62 places,
ainsi qu’un petit équipement
pour les balayeurs de rue de la ville de Bruxelles
qui y trouvent là un endroit
pour se doucher
et entreposer tout le matériel nécessaire
pour nettoyer les rues.
Le site Tivoli n’est pas un site facile.
Il se situe à la limite
d’un quartier d’habitations
et à la limite d’un quartier industriel.
Il y a une image extrêmement puissante
qui vient du T.I.R.,
le centre international routier
où arrivent des poids lourds.
Il était difficile d’imaginer que l’on colle
des logements contre ce mastodonte
qui est quand même un bâtiment
très important et pas très agréable.
La partie entreprise, donc Greenbizz,
sert de transition
entre la partie industrielle du site
et la partie dédiée à la résidence.
On a travaillé pour citydev.brussels
sur le plan MAS, le plan d’implantation,
et les principes urbanistiques
qui ont été développés dans ce projet
et mis en œuvre à travers les projets d’architecture
et d’aménagement des espaces publics.
On a travaillé sur la disposition des îlots,
sur la manière dont les espaces ouverts
sont composés, s’articulent
avec les espaces plutôt fermés,
le public, le privé,
les rapports de gabarit,
les rapports de hauteur,
les implantations des bâtiments
avec, entre autres, les îlots ouverts.
Les îlots ne sont pas fermés sur les angles.
Il y a à chaque fois des ouvertures
qui permettent de voir à l’intérieur des îlots
et donc de permettre
à ce quartier de respirer
malgré la très grande densité
qui le caractérise
et qui est caractéristique d’un quartier urbain.
Chaque îlot à au moins deux percées visuelles
sur l’espace public.
Il y a des conceptions que nous avons apportées :
notamment avoir des espaces
réservés aux résidents
en intérieur d’îlot.
Ne pas privatiser la totalité
de l’intérieur de l’îlot.
Il y a un travail
en rapport avec la densité
qui a été fait pour tenir compte
des ombres portées, de l’éclairement.
Donc, oui, la densité est un véritable défi.
Ça a amené énormément de réflexion.
Il y a au niveau de l’architecture
un élément important
qui a été déterminant dès le départ.
Nous avions la volonté de désigner
un auteur de projet
et par « auteur de projet »
nous entendions la collaboration obligatoire
de 3 bureaux d’architectes
et d’un bureau paysager.
On a été amenés à mettre en place
une méthodologie de travail
qui a fait que chaque îlot
est développé
intégralement par deux architectes
et je pense que cette pluralité d’approche
a été une richesse constructive
qui participe aussi à la mixité voulue
et à la mixité du projet Tivoli.
On souhaitait que cette diversité
s’exprime aussi au niveau de tous les lieux communs
que l’on va partager dans le quartier.
Tout le projet part en partie de cet espace.
Il y a ces deux arbres qui,
à l’époque où l’on a commencé le projet,
n’étaient pas des arbres classés.
Ce sont des arbres relativement anciens.
On s’était dit que cela pouvait être
le point de départ du projet :
créer un espace de centralité
autour de ces arbres
qui sont le témoignage de l’histoire du site
depuis plus d’une centaine d’années.
Nous avons organisé ces espaces
et ces logements autour de ces arbres
qui sont déjà relativement grands
et donc, les nouveaux habitants
ont l’impression d’arriver dans un quartier
qui a une certaine histoire.
Ce ne sont pas des arbres chétifs
que l’on vient de planter.
Ce sont des arbres qui sont là
depuis un certain nombre d’années.
Toute l’organisation du quartier
a été de sortir les voitures du quartier :
il y avait création de voiries
mais nous avons évité d’avoir des voiries traversantes
pour rendre ces voiries plus dans le registre
de l’espace public d’usage
que de l’espace interdit.
Ce projet accueille plus de 660 vélos.
Au niveau de l’énergie,
tous les logements sont passifs
et 35% des logements sont zéro énergie.
Ceci est réalisé grâce à un chauffage urbain,
à des panneaux photovoltaïques, la co-génération.
On a à Tivoli les premières rues non égouttées
de nouveaux quartiers en Région bruxelloise.
On a élargi au maximum les trottoirs
pour faire en sorte que le peu de place disponible
due à la densité du quartier
trouve sa compensation
dans une autre façon d’aménager les trottoirs.
Les trottoirs sont des lieux de circulation
mais en fonction de la densité des usages,
on fait en sorte que notre plancher
devienne aussi support d’un paysage,
d’un certain type de végétation.
Au niveau des toitures,
nous avons proposé l’installation
de parties « production d’énergie »
mais également d’un potager
et d’une serre commune
à destination de l’ensemble du quartier
pour amorcer
et permettre dans le futur
des activités de culture ou non
mais à partager en support
aux activités potagères des toitures.
Je pense qu’avec les équipements présents,
la diversité urbaine
qu’il y a autour et avec Tivoli,
sans aucun doute, d’ici une dizaine d’années,
c’est un projet qui aura
complètement amorcé
et finalisé sa greffe avec le tissu
et qui va faire sa vie et s’inscrire durablement
– c’est le cas de le dire –
dans le tissu de la ville.

English Subtitles

The Tivoli Green City project is
the largest major project
undertaken by citydev.brussels.
It’s located in the heart of the city.
Not on the outskirts.
It’s located in the heart of the city,
barely 3 km away
from the Brussels Grand’ Place,
in a densely-populated neighbourhood
on a 4.5-hectare
urban brownfield lot
It’s an ambitious project
because from the start
we wanted to create
a diverse neighbourhood
which brings together all
of the essential functions of a city,
i.e. business,
housing and shops.
It encompasses functional diversity
as well as social diversity.
The social diversity is reflected
in the 30% social housing
and 70% medium-income homes for purchase.
There is also
co-housing
and Community Land Trust housing.
This allows for a diverse
population.
There are two crèches
on site,
each with capacity for 62 children.
There are also facilities
for Brussels’ street cleaners
to shower at
and store their street cleaning equipment in.
The Tivoli site is a difficult one.
It’s located near both
a residential neighbourhood
and an industrial district.
There is an imposing visual presence
from the TIR,
the international logistics centre,
which accommodates heavy lorries.
It was difficult to imagine
setting housing against this behemoth,
which is a very large
and fairly unattractive building.
The company section, run by Greenbizz,
provides a transition
between the industrial side of the site
and the residential section.
We worked for citydev.brussels
on the MAS plan, the layout plan
and the urban development principles,
which were developed
during this project
and implemented through the architecture
and layout projects for the public spaces.
We worked on the layout of the blocks,
on the composition of the open areas
and on how they interact
with fairly closed spaces,
on the public spaces, the private spaces,
the size ratios,
the height ratios
and the layout of the buildings,
which include open blocks.
The blocks aren’t closed off at the corners.
Each one has openings
through which the interiors of the blocks can be seen
which enables
the neighbourhood to breathe
despite the high density
typical of
an urban neighbourhood.
Each block provides at least two views
of public space.
Our design
includes some original concepts,
notably, setting space aside
for residents
inside the blocks.
Not making the entire interior
of the block private.
The density
was studied in order
to take shadow
and light into consideration.
Yes, the density was a genuine challenge.
It required a lot of thought.
There are in terms of architecture design
an important factor
which was decisive from the start.
We wanted to select
a “project author”.
By “project author”,
we mean the required cooperation
of three architectural firms
and a landscaping firm.
We eventually chose
a working methodology
in which each block
was completely developed
by two architects.
I think this diverse approach
was richly constructive
and also contributed to the diversity we were looking for,
and to the diversity of the Tivoli project.
We also wanted the diversity
to be expressed
in all of the shared areas
of the neighbourhood.
The entire project draws on this space.
There were two trees which,
when we began the project,
weren’t listed trees.
They are relatively old trees.
We decided that they could be
the starting point for the project:
we would create a central space
around the trees,
which have witnessed the history of the site
for more than a hundred years.
We organised the spaces
and the housing around the trees,
which are fairly tall.
As a result, the new residents
feel like they are arriving in a neighbourhood
with history.
They aren’t frail,
just-planted trees.
They’ve been been there
for years.
The neighbourhood was designed
to keep cars out.
Roads were included,
but we avoided having them cut through.
The roads serve as usable
public space
rather than as off-limits space.
The project can accommodate more than 660 bicycles.
In terms of energy,
all of the homes are passive
and 35% are zero-energy.
This is possible thanks to
urban heating,
solar panels,
and cogeneration.
Tivoli is the first to feature roads without gutters
in the new neighbourhood in Brussels.
The pavements have been enlarged as much as possible
to make sure that
the limited space available
due to the density of the neighbourhood
is compensated
in a different way of landscaping the pavements.
The pavements are foot traffic areas,
but based on usage density,
they can also be used
to create a landscape,
for greenery.
For the roofs,
we proposed the installation of
“energy production” sections,
as well as a community vegetable garden
and a greenhouse
for the entire neighbourhood,
to potentially initiate
and promote
gardening in the future,
and to be shared in support of
the rooftop gardening.
I think that with the current facilities
and with the urban diversity
at Tivoli and in the surrounding areas,
without a doubt, within a decade
the project
will have
fully weaved itself
and really exist
sustainably
so to speak
into the fabric of the city.